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AFRIQUE ET INDUSTRIE : 1er SOMMET INDUSTRIEL DE LA CEDEAO

  • Posted by: Ismens
  • On: August 11, 2016

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Tous les pays développés ainsi que ceux dits émergents disposent d’un arsenal industriel plus ou moins impressionnant, moteur incontournable de tout développement. Conscients de cela, les pays africains considèrent, depuis leur indépendance, l’industrialisation comme la pierre angulaire de leur développement. Mais, malgré l’immensité de leur richesse en ressources minérales et agricoles d’une part, la volonté et les efforts de leurs gouvernements d’autre part, les pays africains sont perpétuellement en butte aux désenchantements de tous ordres, ce qui conduit naturellement à une faible participation (moins de 2%) du continent aux échanges mondiaux des produits manufacturés. Aussi, se sont retrouvés à Accra (capitale du Ghana) dans la semaine du 18 juillet 2016, les principaux acteurs en charge du développement industriel de la sous-région ouest-africaine pour échanger sur les causes qui minent le décollage industriel des pays de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de Ouest (CEDEAO).

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Presque tous les pays qu’on qualifie aujourd’hui de performants ont soutenu activement leur économie par des politiques industrielles, commerciales et technologiques qui ont été de véritables instruments ayant rendu possible leur transformation structurelle réussie. Pareillement, les nouveaux pays émergents n’éteignent pas ce niveau sur la base d’une industrie faible. Il est donc temps pour nos chers pays africains de réaliser qu’il existe indéniablement une corrélation entre les trois notions à savoir : niveau d’industrialisation, croissance économique et développement. Fort heureusement, les spécialistes du sommet d’Accra ont relevé et discuté des handicaps qui freinent encore notre industrialisation : le manque de financement, le coût élevé de l’énergie, l’inexistence d’infrastructures de qualité, l’absence de la main technique qualifiée et adéquate, etc. Nous ne voulons ni donner des leçons à nos chers dirigeants ni refaire les travaux qu’ils ont déjà abattu à Accra, nous voulons juste rappeler quelques faits socio-économiques pour éclairer la lanterne de nos chers Buntuafricains et Buntuafricaines. Certains pays, particulièrement En Asie, en Amérique latine et en Europe, sont passés du statut de « pays économiquement moins développé » à celui de « pays émergent ». Pourquoi ? Tout simplement parce que depuis le milieu des années 70 et le début des années 80, ces pays ont connu une rapide croissance grâce à l’expansion de l’exportation de leurs produits manufacturés. Dans le même temps, l’Afrique présente un bilan plus que décevant. Même si la mauvaise fortune du continent peut en partie être attribuée aux effets de la colonisation, le bilan de l’Afrique en matière de politiques industrielles et les résultats obtenus depuis les indépendances jusqu’à ce jour sont d’une nullité absolue. Les africains en général et ceux de la zone CEDEAO en particulier espèrent sincèrement que les experts et spécialistes du sommet d’Accra fondent leur foi en ces faits historiques pour en dégager des leçons à partir desquelles ils proposeront des solutions satisfaisantes. Quant à Buntu Afrik, il remercie au nom de tous les africains, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et l’ECOBANK, spécialistes des finances ainsi que tous les experts de la recherche en énergie renouvelable et de la promotion de la qualité, qui ont bien voulu contribuer au succès de ce sommet en présentant les nouvelles tendances d’approche de solutions aux différents facteurs de production. Signalons aussi qu’une place particulière a été accordée au développement de la filière textile et habillement dans la zone CEDEAO.

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Conscients que l’industrie est essentielle et sans doute le plus important moteur d’une croissance à long terme et du développement, les participants au sommet d’Accra ont recommandé des actions qualifiées d’urgentes, que nous l’espérons, lanceront l’Afrique vers une élimination des handicaps de son industrialisation. Ainsi, les pays africains, notamment ceux de la zone CEDEAO, pourront se transformer et passer d’une économie agricole primaire à une économie fondée sur l’industrie.

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