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LE COMMERCE DES SERVICES : LE FUTUR MOTEUR DU DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE?

  • Posted by: Ismens
  • On: January 10, 2017

PARTIE (1)

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L’Afrique, pour ce qui est de trouver le véritable crédo de son développement, se trouve incontestablement à la croisée des chemins. Choisir, définir et élaborer un programme de développement propre à elle, se révèle un véritable parcours de combattant. Même si l’industrie et l’agriculture sont considérées à raison comme les principaux moteurs du développement auquel elle aspire de toutes ses forces, l’Afrique ne doit, et ne peut envisager un quelconque développement sans compter avec le secteur des services étant donné le rôle que joue ce secteur dans l’économie du continent. Si l’Afrique a connu une certaine croissance ces dernières années, c’est en partie dû à la dynamique de ce secteur qui constitue un potentiel économique aujourd’hui non négligeable. Alors, le commerce des services pourrait-elle devenir le futur moteur du développement de l’Afrique ? Le débat est ouvert.

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Cela fait déjà des années, voire des décennies que les africains espèrent, à tort ou à raison, que l’industrialisation du continent lancerait leur continent sur la voie du développement. Force est malheureusement de constater aujourd’hui que cette industrialisation n’est ni effective ni source d’un quelconque développement. De cette longue attente jusque-là différée, il résulte une déception telle que d’aucuns se laissent aller tout naturellement au pessimisme, ne croyant plus en le développement de l’Afrique. D’autres, convaincus que vaut mieux tard que jamais, se résignent à continuer aussi longtemps que nécessaire à espérer en cette industrialisation pour faire développer notre continent un beau jour. Dans tous les cas, c’est notre cher continent qui en pâtit car « le pessimisme est la mère de la résignation, et toute résignation est l’ennemie de progrès » a bien précisé Sa Majesté Brigadier Zimba, artiste chanteur togolais. Sa philosophie toute simple (qui consiste à ne pas négliger ou mépriser un métier acquis mais considéré comme « dévalorisant » au profit d’un autre considéré comme « noble » mais que l’on aura peut-être jamais) peut également s’appliquer aux différents secteurs d’activités économiques susceptibles de conduire l’Afrique vers le développement. Aussi, nombre d’observateurs avisés de l’économie africaine s’étonnent que les africains et leurs dirigeants s’obstinent à toujours fonder leur espoir sur une industrialisation qui tarde tant à venir alors qu’à côté d’autres secteurs tels que celui des services connaissent un développement spectaculaire et offrent de réelles potentialités. Chers Buntuafricains et chères Buntuafricaines, vous vous demandez probablement : Can Services Drive Africa’s Development ? A cette question Buntu Afrik ne peut malheureusement pas répondre par l’affirmative. Toutefois, c’est indéniable que le schéma classique du processus de développement de l’Afrique tel que décrit par Marcelo Giugale, (« transfers of capital and technology would ease people out of farming and into factory jobs around cities, while income from the extraction of oil, gas, and minerals would help governments pay for education, health, and infrastructure. At the end of it, most workers would manufacture goods that the world would want to buy—at salaries that workers in richer parts of the world would shun ») n’a jamais eu lieu. Certes, les africains affluent et continuent d’affluer vers les villes, « But once there, they are stuck in producing services, not goods, mostly informally», reconnait Marcelo Giugale qui précisons-le, est Senior Economic Adviser at the World Bank – Fellow of the National Academy of Public Administration – Author of “Economic Development : What Everyone Needs To Know”.

Reposons la question : le secteur des services pourrait-il s’avérer le futur moteur du développement de l’Afrique ? Il serait bien évidemment prétentieux de répondre à cette question sans avoir pris le temps de rassembler les faits et les données du commerce des services et les analyser. C’est pourquoi Buntu Afrik vous invite, chers Buntuafricains et chères Buntuafricaines à garder votre calme et le suivre dans sa démarche vers la connaissance, l’analyse et l’interprétation de quelques faits et données de ce secteur qui retient aujourd’hui l’attention de plus d’un.

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